Chapitre · IV
La Voix du Désert
Paul regarda l'horizon brûlant d'Arrakis, les grains de sable tourbillonnant dans l'air chaud. Le soleil, sans pitié, sculptait des ombres violettes sur les dunes ondulantes qui s'étendaient jusqu'aux limites du regard.
« Le désert est vivant, » murmura-t-il à lui-même, se souvenant des mots de Duncan Idaho. « Il respire, il souffre, et parfois, si vous l'écoutez assez longtemps, il parle. »
Chani s'approcha en silence, ses yeux bleus dans le bleu de l'espace scrutant la même étendue infinie. Elle connaissait ce regard — le regard d'un homme qui apprenait à lire un monde nouveau comme on lirait une langue ancienne, lettre par lettre, mot après mot.
« Bientôt, » dit-elle, « le Shai-Hulud viendra. Il sent notre présence. »